domingo, 30 de março de 2014

"Gradiva verão" de Solange Rebuzzi





GRADIVA
corre em meu corpo quente
Em passadas largas
procura escapar das chamas
Do outro lado da calçada
Ela descobre um olhar
Pisca
Avança em movimentos
ondulados
Quer correr, mas apenas caminha


A alguns passos, talvez dez, descubro que o corpo de
uma mulher de biquíni pode pertencer à natureza
tanto quanto  a areia pertence ao mar. Em solidão,
a figura se mistura às ondas do mar e o olhar se perde.
No detalhe, um pé ou um dorso podem trazer
lembranças de intimidade.


Ele parece estar distante quando se move entre  as
páginas de um livro.



Quando Matisse esculpiu os corpos das dançarinas
Moveu-os com os dedos mansos
Descubro
Que os dedos fortes de Matisse suavizam formas

Mais e mais redondas elas se tornam



Diante de inúmeras garrafas cheias de flores, Matisse
plantava seu jardim sobre a mesa onde trabalhava
durante horas. Possivelmente, eram as mesmas flores
que ele colhia no jardim e colocava na curva do braço,
uma após outra, ao acaso.



(De cabelos grisalhos e sem sorrir o homem a quem
dedico estas linhas pode muito bem revelar uma
verdade invisível
Costuma dizer algo do olhar mais escondido
capturando-o no ponto onde a máquina e o homem
se tocam)!


pgs. 55-57 do livro Gradiva verão

terça-feira, 25 de março de 2014

Lançamento da Revista Polichinello n.15

                             
                                              Em breve, circulando no Rio de Janeiro

segunda-feira, 24 de março de 2014

sexta-feira, 21 de março de 2014

Outono de 2014 (ou após a leitura do jornal)


 

Não há folhas douradas pelas ruas.
O calor não arrefeceu.
Não foram cuidados os hospitais que necessitam de recursos.
Não foram presos os homens que roubaram a Nação, não todos.
Não há dinheiro para fazer a conservação do Convento Santo
Antônio.
Não há limites para os assassinatos de um cidadão qualquer.

O Rio de Janeiro ferve na loucura e na insensatez.
Os cadáveres são desovados nos rios... e nos mares.

Não há sentimento de culpa.
Não há pedidos de desculpa.
Não há vergonha nem reflexão.
Não há petróleo no AR.
Não há buracos tapados nas esquinas da cidade.
Não há transportes público suficiente.
Não há planos de saúde dignos.
Não há escolas para todos.

 O Rio de Janeiro ferve e fede:
l o u c u r a
I n s e n s a t e z.

(B a r b á r i e !)

sexta-feira, 14 de março de 2014

Ainda e sempre Gradiva


La jeune femme qui pose de profil – quoique légèrement de dos également – amorce un mouvement vers la droite et soulève son talon gauche. L'évocation est immédiate : sa silhouette s'inscrit, en parfaite symétrie inversée, dans la lignée de celle des ménades antiques, des nymphes de Boticelli, Ghirlandaio ou Mantegna, et de la célèbre Gradiva dont le nom signifie « celle qui avance » et dont Freud avait suspendu une reproduction au-dessus du divan sur lequel s'allongeaient ses patients, fasciné par cette « démarche inhabituelle et particulièrement séduisante », comme il l'écrivit lui-même.

A gauche : Gradiva, bas-relief grec du IVe s. av JC, copie romaine, musée du Vatican, Rome.
A droite : Détail de La Naissance de saint Jean-Baptiste, Ghirlandaio, Santa Maria Novella, Florence.

La notion de « survivance » (Nachleben) est un concept que l'on doit à l'historien d'art Aby Warburg (1866-1929). À travers son projet d'atlas en images (Bilderatlas) intitulé « Mnémosyne » (déesse grecque de la Mémoire), Aby Warburg a eu l'ambition de montrer comment des formes similaires survivent à travers le temps, pour si distinctes que soient les époques concernées et si différents les médiums artistiques en jeu. Pour cela, il accrochait côte à côte les images des œuvres, pour faire en sorte que les ressemblances et analogies formelles sautent aux yeux. Selon lui, ces formes similaires véhiculaient un même affect, raison pour laquelle il a parlé de Pathosformel : « Partout où se manifestent affect de même nature, partout revit l'image que l'art a créée pour lui. Selon l'expression même de Warburg, il naît des « formules types de pathos » précises qui se gravent de manière indélébile dans la mémoire de l'humanité. Et c'est à travers toute l'histoire des beaux-arts qu'il a traqué ces « stéréotypes », leurs contenus et leurs avatars, leur statique et leur dynamique, explique Ernst Cassirer dans Logique dessciences de la culture.

Bilderatlas "Mnémosyne", Aby Warburg, planche 47.

Ce qu'il y a de particulièrement fascinant à travers cette silhouette spécifique dans la série de laquelle s'inscrit l'affiche du Bon Marché, c'est la double présence d'une mise en mouvement et en même temps d'une fixation, d'une amorce et d'un terme, d'un élan et d'une posture terre-à-terre, d'un flottement et d'une détermination. La figure est « en mouvement » et « en fossile », incarnation ou allégorie exacte de ce qu'est une « survivance », comme le relève Georges Didi-Huberman dans son passionnant opus L'Image survivante : « Telle est bien la double puissance, la double ténacité des choses survivantes : ténacité de ce qui reste, fût-il enfoui, par pétrification ; ténacité de ce qui revient, fût-il oublié, par souffles de vent ou par mouvements fantômes. »
En s'inscrivant dans la même série que les Ninfa ou que la Gradiva, l'affiche du Bon Marché nous amène aussi à réfléchir à la nature de la mode : cette dernière ne relève-t-elle pas précisément de la double logique de la « survivance » ? Reprise de motifs des modes passées et amorce de l'inédit, éternel retour du même repris au goût du jour, répétition dans la différence (ou différence dans la répétition) : l'être-phénix de la mode est indéniable. Il serait d'ailleurs intéressant decomposer un Bilderatlas de la mode à la manière de la Mnémosyne d'Aby Warburg : relever comment les images de mode véhiculent des « survivances » (les mannequins qui posent ou défilent font tout à la fois penser à des apparitions et à des fantômes parfois), comment aussi les coupes, les matières, les plissés, de nos vêtements déterminent le corps à la répétition de silhouettes tout à la fois fugaces et éternelles, comment des allures véhiculent des affects. Mnémosyne étant la mère des neuf muses, cette œuvre de mémoire vive serait un thème d'exposition passionnant pour un « musée » de la mode.

sexta-feira, 7 de março de 2014

Homenagem pelo dia Internacional da mulher - 8 de março



                                 

               Lembremos Margaret Mee, a inglesa botânica que encantou o Brasil com suas pesquisas na floresta Amazônica e com as inúmeras aquarelas perfeitas pintadas com dedicação enquanto catalogava espécies até então desconhecidas de orquídeas.
Viveu algum tempo no bairro de Santa Teresa, no Rio de Janeiro, e suas cinzas foram jogadas no rio Negro, no Amazonas, a seu pedido.

Maleta Botânica



Filmagem realizada no Jardim Botânico do Rio de Janeiro, na manhã do dia 6 de março de 2014.
Conversa com duas estagiárias do Museu: Thaísa e Cintia.

quarta-feira, 5 de março de 2014

O luxo e o lixo do carnaval carioca





LES MARCHÉS PUBLICS : LA VACHE À LAIT DES POLITIQUES

Fraîchement élu en 2007, le jeune gouverneur Cabral n'hésite pas, selon le magazine Epoca, qui publie cette semaine de nouveaux éléments sur l'affaire, baptisée Castelo de Areia (Château de sable), à user de vieilles combines pour effacer une dette de 40 millions dereais (environ 12,5 millions d'euros) due par l'état de Rio à Camargo Corrêa, un riche conglomérat spécialisé dans la production de ciment, d’énergie ou encore dans les transports pour des travaux d'extension du mêtro de la ville non réalisés dans les années 80.  
  
Le schéma mis au jour par les enquêteurs et étayé par l'hebdomadaire Epoca est classique. Il repose sur le versement de commissions liées à l’attribution de marchés publics, ici, la concession du métro de Rio. A la fin de sa première année de mandat, Cabral la renouvelle en mettant fin au contrat établi avec l’opérateur Opportrans, dix ans avant l’échéance initialement prévue. 
  
Seulement, tout en y mettant un terme, le gouverneur prolonge son engagement avec Opportrans, (jusqu’en 2038), en échange du remboursement par ce dernier de la dette de 40 millions de reais. Camargo Corrêa abandonnant pour sa part cinq procès intentés contre l'état. L’accord est « discrètement » publié dans le journal officiel, note le journaliste d'Epoca, et refait parler de lui deux ans plus tard, en mars 2009, à la suite d’une perquisition au siège de Camargo Corrêa, à São Paulo. 
  
Les fédéraux, qui soupçonnent certains fonctionnaires de blanchiment d’argent, mettent alors la main sur de nombreux documents faisant état de transferts d’argent réalisés par Camargo Corrêa sur des comptes au Brésil et à l’étranger destinés à différents partis politiques. 

Au PMDB, l'un des destinataires réguliers de ces sommes, comme le montrent les documents manuscrits rendus publics par Epoca, n'est autre que le bras droit de Sergio Cabral, Wilson Carlos de Carvalho, son secrétaire d'état et le « coordinateur de (se)s dernières campagnes électorales. » 
  
Des sommes qui coïncident étrangement « aux dates et aux montants stipulés » dans le calendrier de remboursement d’Opportrans, soit le paiement à partir de février 2008 de 12 mensualités à Camargo Corrêa d’un montant avoisinant les 3 millions de reais dont 5% seront ensuite systématiquement reversés par le conglomérat à Wilson Carlos de Carvalho, désigné dans les documents par son prénom « Wilson » ou encore sa fonction ; « secret. gov. Wilson. »

Segundo a revista francesa MARIANNE, que recebo on line no Brasil, o governador samba na avenida durante o carnaval e diante da Escola de samba da Mangueira.
Traduzo livremente um momento do texto publicado na França:
 
No PMDB, um dos destinatários regulares destas somas [recebidas], como o mostram os documentos manuscritos tornados públicos pela [revista] Época, não é outro senão o braço direito de Sergio Cabral, Wilson Carlos de Carvalho, seu secretário de estado e "o coordenador de suas últimas campanhas eleitorais."



http://www.marianne.net/

Vejamos que temos na ordem do dia a cara do que vivemos: lixo para todos os lados!
As fotos foram feitas hoje no bairro do Leblon, mas toda a cidade está igual ou pior que isso. E, não adianta despedir os lixeiros que estão em greve. Nós precisamos de respeito e de solidariedade!
 
 


 
 

domingo, 2 de março de 2014

Crônica de domingo


Crônica de domingo

 

Hoje, não é um dia qualquer.

A Ucrânia vive um momento muito grave de sua história, e o mundo ocidental tem diante de si uma tarefa gigantesca. Os fatos são muito graves mesmo e vão além das inúmeras mortes que aconteceram no país. Não dá para assistir apenas. Precisamos pensar e acompanhar. A questão não diz respeito apenas aos russos que estão ocupando parte do território ucraniano. A decisão da vida política dos ucranianos se mostra tensa e problemática ao mundo político de hoje. Há muita coisa séria envolvida nisso. Muito menos é uma questão que diga respeito aos EUA. As decisões sobre as ocupações em outros países, como já vimos acontecer na época de Bush e de Tony Blair, não precisam se repetir.

Enquanto aqui no Brasil se fala nos noticiários jornalísticos prioritariamente de carnaval e samba, o mundo ferve de dramas. Tanto lá na Ucrânia como aqui mais perto de nós, na Venezuela do ex-ditador Hugo Chaves, há situações gravíssimas acontecendo.

São tantas as controvérsias que a Europa precisa pensar com ética para acompanhar este momento, e percebo que os jornais internacionais mostram as imagens dos militares russos, sem seus uniformes russos, e mal conseguem fazer críticas para um fato tão estranho. No entanto, eles estão dentro de um outro país, imóveis como soldadinhos de chumbo, e cumprindo algum papel estranho demais para ser compreendido em um primeiro momento da história desta problemática.

No nosso país, parece que gostamos mesmo é de alienação. Não me venham dizer que é bonito e engraçadinho assistir a uma enorme quantidade de mulheres “plastificadas” e infladas dançando e falando qualquer coisa diante das câmeras de tv. Enquanto isso, a população dos jovens bebe sem parar. E ninguém faz nenhuma crítica! Só hoje eu vi, em uma saída rápida no final do dia no Leblon, vários deles andando acompanhados de garrafas de vodca ou vodka (em russo: во́дка; em polaco: wódka) quase vazias. As moças e os rapazes bebem com igual rapidez, sem nenhuma reflexão sobre o amanhã.

De fato, hoje, não é qualquer dia!

Afinal, é domingo de carnaval no Rio de Janeiro.


 

sábado, 1 de março de 2014

Freud com Gradiva: entre o psicanalista e o escritor...

Freud com Gradiva... e
Gradiva verão
 
 
Se é na escrita que está "a verdadeira vida do sonho" como nos lembra Edmundo Gómez Mango, no livro Freud com os escritores (Três estrelas. São Paulo, 2013), pois "o escritor  é capaz de recuperar, na língua, a vida secreta do sonho", temos cada vez mais que  agradecer a Freud. O que ele pensou, teorizou e escreveu sobre a paisagem psíquica humana foi, também, um desvelamento da tarefa realizada por um pesquisador.
O ensaio "Com a Gradiva" escrito por J.-B. Pontalis participa do livro Freud com os escritores firmando alguns laços entre a psicanálise  e a literatura. Agradeço o ensejo dos dois psicanalistas e relembro aos leitores que, recentemente, lancei o pequenino Gradiva verão pela Lumme editor (São Paulo, 2013). Com muita alegria pude encontrar no texto de Pontalis sobre a personagem Gradiva algumas ponderações que participam de meu livro.
Cito Pontalis:
 
É como se a Gradiva calcasse seus passos nos dele [Freud] e, com isso, a ciência laboriosa  adquirisse a leveza de uma moça maliciosa e detentora de um único saber que a psicanálise gostaria de almejar : o saber de amor. (Freud com os escritores, p. 139)
 
A cena das caminhadas de Gradiva, já conhecida dos leitores de Freud, pode ser estendida em nossa memória. É sabida a paixão de Freud pela arqueologia. "E Freud observa o fragmento, como o de Gradiva, que carrega na imagem algo do arcaico da humanidade".
(Gradiva verão, p.22)
 
O livro da editora Três estrelas acompanha Freud em seus escritos habitados por escritores, nomeados "companheiros de viagem", e apresenta uma bela capa em p/b com a imagem de Freud, em pé, olhando a obra de Oscar Nemom feita em 1932: o busto em pedra esculpido; o olhar parado, firme e sem retoque.
Cada um de nós pode procurar o arcaico da humanidade em traços que se mostram nas obras de arte. Mas:
 
Ela, a nossa Gradiva, - uma imagem feminina em deslocamento - comporta algo do mistério da mulher. Pode-se perfeitamente reconhecer que a pergunta de Freud sobre a mulher permanece em aberto:
- Para onde caminha uma mulher que caminha?
(Gradiva verão, p.25) 
 
Pontalis afirma que "tudo que julgamos perdido pode ser trazido de volta à luz do dia", mas pondera: "Pedras, sim, mas com a condição de que falem!" ( Freud com os escritores, p. 142)
 
Entre o psicanalista e o escritor assim como nos passos de Gradiva, aquela que avança, encontramos motivo para novas leituras!
 
 
 
 
 ***
J.-B. Pontalis (1924-2013). É filósofo e psicanalista. Escreveu, entre outros, Perder de vista (Zahar, 1991), À margem dos dias (Primavera editorial, 2012). Foi organizador de Vocabulário da psicanálise (Martins ed. 2001).

Edmundo Gómez Mango (1940). Prof. de literatura, psiquiatra e psicanalista. Escreveu La place des mères (1999), La mort enfant (2003), Un muet dans la langue (2009),  publicados pela Gallimard.

Tradução de André Telles