Solange Rebuzzi: Etrangère [1] (à elle-même) On ne le quitte plus, une fois saisi, cet ob-je/jeu qui se décline depuis le je, par le jeu, vers l’ob-joie. Un objet voulant , parfaitement identifiable mais inépuisable, que ce dernier livre de la Brésilienne riche de bon nombre de cordes à son arc. Journal de voyage – exclusivement citadin, Rio-Paris et retour, en passant par Lyon, Bordeaux, Nîmes, Caen (pour elle, en Bretagne !), Barcelone, Amsterdam, Buenos Aires et le Manaus de son enfance –, et journal de lecture, poème en prose, narration poétique et réflexion sur tout : sur la/les langue(s), et bien entendu sur lalangue , sur la lecture et sur l’écriture, sur l’histoire, ses sens et ses non-sens, et sur l’étrangèreté dans tous les sens. Il n’y a pas trace ici de la complaisance habituelle des écritures de l’intime. Solange Rebuzzi est une vraie étrangère à elle-même, membre de plein droit de la « communauté paradoxale /…/ faites d’étrangers qui s’acceptent, dans la ...